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Du nouveau du côté de chez Zola Jesus (le 30/06/2011 à 10h05)
La sombre sirène est de retour plus tôt que prévue et s'affiche dès à présent avec un single des plus prometteurs. Portée sur la profondeur philosophique pour ne pas dire métaphysique, son projet flirte avec le "Conatus" de Spinoza, entre joie et tristesse, même si le concept semble empreint d'une vision plutôt optimiste de la vie. On y retrouve un quelque chose de Depeche Mode, une légèreté de pop industrielle qui garde cependant ce magnétisme noir si caractéristique de la musique de Zola Jesus.
Conatus est attendu pour le 26 septembre 2011. En attendant, le titre "Vessel" est en écoute ci-dessous.
Voici venu le temps de notre rendez-vous annuel, celui qui nous permettra de désigner le coup de cœur de l'année 2010. Même fonctionnement que d'habitude: si votre album préféré n'apparaît pas dans la liste, pas de souci, faites le savoir ici (forum)et je le rajouterai par la suite.
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs. Voici enfin la deuxième manche de ce duel au sommet opposant Manowar à Virgin Steele. Nous avons ici un affrontement plus logique que le précédent, puisqu’il met en concurrance deux power ballades, à savoir Courage de Manowar, parue en 1997 sur l’album Louder Than Hell, et Gate of Kings de Virgin Steele, qui quant à elle date de 1999 et de l’album House of Atreus pt 1 ; datant donc de la même époque.
Louder Than Hell n’est pas un grand album de Manowar, du moins au niveau de l’inspiration. Chaque chanson a beau y être un tube, elles se ressemblent toutes fortement.Une ou deux exeptions toutefois, et Courage en est l’un d’elle (ben ouais c’est la seule ballade). Certes, on a vu tout de même plus originale. Mais rarement aussi bien executé. Courage est l’alliance même du lyrisme et de la puissance. Un véritable hymne, qui nous ferait garder l’espoir dans les heures les plus sombres. Qui parviendrait à nous donner du courage là où tout semble perdu. Qui créerait une lueure dans la nuit la plus noire.
A coté qu’avons-nous ? Gate of Kings. Une bonne chanson, je ne dis pas le contraire. J’ai même apprécié son écoute. Ces chœurs sont à n’en pas douter fort sympatiques. Mais très franchement, que dégage-t-elle de spéciale ? Elle parvient à nous faire passer quelques assez agréables minutes, rien de plus.
Virgin Steele fait du bon boulot avec Gate of Kings, mais peuvent-ils vraiment tenir la comparaison avec Courage ?
VS
La parole à Keeper:
Louder than Hell, putain de disque! Certes il ne vaut pas Fighting the World ou Kings of Metal (LE disque de Manowar selon moi), mais il contient son petit lot de hit, calibré ‘j’arrache tout en live’. « Courage » fait parti de ces brulots. Il et à noter que le branleur de manche Karl Logan fait sa première apparition sur cet album, il n’a pas encore quitté le groupe…
« Courage » C’est-ce que l’on pourrait appeler une Power Ballade, dans ce sens où l’on retrouve de belles émotions, appuyé par un chant ultra doux et mélodique, ainsi qu’une monté en puissance tellurique accouplé à des riffs carrés et puissants. C’est un peu comme marcher sur un fil tendu, entre le feu et la glace, le chaud et le froid, la douceur et la violence. Il est pour moi difficile de critiquer ce titre que j’adore. Je peux même vous dire les qualités de ce morceau. Le chant de Adams est puissant, il pousse au respect. Les arrangements sont très beaux (ça change de d’habitude chez le Manowar de l’époque) et enfin « Courage » est totalement hypnotique en concert. C’est aussi, une composition fédératrice. Les paroles sont belles, même si on frise le 2 de QI (bordel à traduire, c’est vite vu!). Bref, un truc pour se déchirer la voix en concert, et finalement pas plus…
« Gate of the Kings » est une nouvelle fois tiré de House of Atreus, (je ne cache pas mon amour pour ce disque). C’est aussi une Power Ballade. La durée des deux titres est plutôt équivalente, ce qui me dit que lorsque l’on peut écouter la première sans sourciller, on peut facilement écouter la seconde. « Gate of Kings » est l’avant dernier titre de House of Atreus part1. Il conclu au passage cette même première partie de façon plutôt douce. Ce n‘est pas, contrairement à « Courage », un titre qui cherche à fédérer autour de lui la masse de fan pour chanter en chœur sur le refrain. Du moins je ne le ressens pas comme tel. Les orchestrations de ce morceau sont d’un niveau supérieur à « Courage » et il faut savoir que DeFeis n’utilise pas de clavier, qu’il utilise uniquement un ordi pour gérer les arrangements en studio -A noter que le monsieur use tout de même du piano-. Niveau chant DeFeis est tout simplement à tomber. La puissance vocale de ce type est époustouflante. Ses envolées sont d’une qualité sans faille (largement sous exploité sur les deux premières rondelles de Avantasia). Le solo de gratte est mélancolique, doux. On ferme les yeux et on se retrouve porté plus de 2000 années dans le passé. Je peux comprendre que les poussées lyriques nombreuses du chanteur puissent en énerver certains, mais il serait cruel de dire que ces dernières sont de piètres qualités. A part ça? Des chœurs puissants (uniquement chanté par DeFeis) et des paroles douces et mélancoliques qui sont loin des commandements guerriers de certains autres groupes. Je terminerai juste en disant que ce titre, d’ailleurs tout comme la plupart des compositions de VS, s’écoute et s’apprécie admirablement dans un concert (bien sur) -dans une moindre mesure qu’un Manowar-, mais aussi seul, dans la pénombre, chaine hi-fi à fond, histoire de profiter pleinement du (des) concept, car nous n’avons pas ici affaire à un groupe avec 2 de QI.
Voilà un match bien difficile, entre un morceau culte de Manowar et une petite merveille mélodique de Virgin Steele. Un match qui risque (et je l’espère) fera couler beaucoup d’encre! Ma préférence va donc à Virgin Steele, tout naturellement.
Pour argumenter votre choix c'est ici que ça se passe: FORUM
Quelle joie, chers lecteurs, de vous retrouver dans la deuxième manche de ce duel... Vos nombreux soutiens lors du premier round m'ont fait chaud au coeur et m'ont prouvé, une fois encore, que Nine Inch Nails reste un groupe extrêmement populaire.
Qu'avons-nous ici? Deux chansons dissemblables. La première d'entre elle est Target Audience de ce pauvre Marilyn Manson. C'est sur ce genre de titres que l'on se rend compte du malentendu qui entoure ce personnage. Des arpèges mélancoliques ménagés pour attirer le chaland naïf en manque de sensations mélancoliques, des riffs brutaux et linéaires pour justifier un rôle pathétique d'icône adolescente, une voix à tendance malsaine mais qui n'arrive à être que grotesque... Ce patchwork de mélodies hypocrites cache une incapacité notoire à s'engager vers l'essentiel de la musique. A noter, d'ailleurs, que Brian "Marilyn Manson" Warner n'est que l'auteur des paroles, laissant le travail de composition à ses comparses Jeordie "Twiggy Ramirez" White et John "5" Lowery. Nonobstant cette risible inflation de pseudonymes, les compositeurs ne brillent guère par leur génie. Ce qui aurait pu être une ballade plaisante n'est en fait qu'un ramassis d'idées plus ou moins organisées, dans un but sans doute uniquement lucratif. Où est la sincérité? Où est le talent? Où est la beauté? Nulle part. Sans doute répliquera-t-on que ce n'est pas le but des musiciens. Je réponds que le but n'a rien à voir dans cette affaire; seul ce qui parvient à l'oreille de l'auditeur importe. Et ce que l'on entend, ici, n'est que pure médiocrité.
Le second titre est A Warm Place. Voyez-vous, il est notoire que Trent Reznor est un personnage torturé. De nombreuses personnes rangent ainsi son oeuvre complète dans un nihilisme brutal et désespéré. Cette attitude est souvent motivée par une incompréhension des créations de Nine Inch Nails. En effet, Reznor a toujours fait preuve d'un sens mélodique hors du commun, en plus de ses dons naturels de producteur et de compositeur. Au milieu de l'album furibond qu'est Downward Spiral, A Warm Place apparaît comme une respiration paisible, d'une beauté à couper le souffle. La production fabuleuse de Reznor, toute en nuances, laisse ressortir toute la beauté mélancolique de cet instrumental. Ces quelques notes de piano, résonnant d'une manière fantomatique, donnent une illustration de ce que la musique peut offrir de mieux à l'être humain. A warm place réalise l'exploit d'être à la fois grandiose et intimiste. On ne peut que saluer cette réussite de tous les instants. Un grand morceau, qui sait rester humble.
Parole à Posthuman:
Oyé oyé chers amis, bien le bonjour à tous
Je vois déjà s’écrire : mais qu’est-ce que le Posthuman nous a encore pondu comme titre. Je sais le choix des plages est extrême, je sais d’autres titres auraient mérité une tribune ou auraient été plus défendables. Mais qu’importe, ces titres, vous les connaissez (mon but étant plutôt à faire connaître d’autres facettes du bonhomme). Mon choix d’aujourd’hui se porte sur « Target Audience » de l’album Holy Wood, dernière partie du triptyque sur l’élévation de l’homme, celui par lequel le post-humain Oméga est sacrifié sur l’autel de l’esclavagisme soumis par les aréopages politiques et religieux (loin du sujet de rébellion boutonneuse prônée ci-dessus). Il devient ainsi Mercury, lie verbale, âme sans chair et pensée libre. Ici, Manson se fait avocat de sa propre défense par une de ses facettes méconnues : la réflexion, et non la mélancolie (qui n'est absolument pas le sujet). Accusé d’incitations aux tueries de Columbine à Littleton, Marilyn se délecte à pointer du doigt ses détracteurs, laissant leurs arguments vains, d’une nullité académique. Ce titre est des plus abordables du LP Holy Wood, des moins spatiaux et glauques, celui aussi dont le thème est des plus direct. Aucunement besoin de plusieurs écoutes afin de détecter les différentes couches musicales ou le message qu’il comporte. L’habillage mélodique est simple, d’un rock sans fioriture (voir aussi : « The Fight Song »,…),. Il n’en reste pourtant pas moins efficace malgré ce besoin d’être un peu plus posé dans ses propos et sa musique..
Et puis… Et puis "Warm Place" : musique pour supermarché entrecoupée d’une annonce sur la promo des steaks Cheral et d’une demande d’attention face aux pique-pockets se trouvant dans le magasin. J’ai déjà dit tout le mal que je pensais sur The Downward Spiral (j’avais oublié de lever mon chapeau à "The March Of The Pigs"), je n’aurais rien à ajouter face à l’ennui profond qu'inspire cet album. Inlassablement plat, notre électroencéphalogramme reste muet face au pseudo génie de cette plaque… d’argile. Je ne peux que rejoindre les mouvements écologiques contre le gaspillage inutile de nos ressources forestières et énergétiques lorsque j’écoute cette mort de l’art proposé entre le magnifique Broken et le mélodique The Fragile .
Pour argumenter votre choix c'est ici que ça se passe: FORUM
C'est parti les jeunes et les moins jeunes, vous avez un mois pour vous prononcer. Si votre album préféré n'apparaît pas dans la liste, pas de souci, faites le savoir ici (forum)